Archive pour la catégorie 'Concert'

Dhafer Youssef….

L’olivier qui chante la revanche du roseau

Subjugué fut le public de Jazz à la Villette, au concert de Dhafer Youssef. En ce 2 septembre, le chanteur, joueur d’oud, auteur et compositeur présente son album Sounds of Mirrors. Dès la pièce introductive, Humankind, dédiée à l’humanité dans son entièreté, on est hypnotisé par la force de cette infinie douceur qui s’élève avec lenteur, comme l’aurore. Le chant de Dhafer Youssef monte au ciel à la manière d’une complainte pour la paix, et culmine jusqu’en des hauteurs vertigineuses, que lui permet sa voix de tête. Il atteint des notes aiguës que peu de vocalistes parviennent à exécuter. Dès l’enfance, il a appris, auprès de son grand-père muezzin, les arcanes de l’appel à la prière et ses vocalises complexes. Chez lui, la recherche spirituelle relève moins de l’approche religieuse que de la quête philosophique. Dhafer Youssef nous explique : « Je tente de communiquer avec le public à travers une spiritualité profane, laïque, dirais-je même, qui respecte les convictions de chacun. »

Des improvisateurs capables d’enfanter le miracle de l’instant

La magie a immédiatement opéré, ce fameux soir à Jazz à la Villette, alors que les quatre complices avaient répété pour la première fois ensemble dans l’après-midi ! Seuls les immenses improvisateurs sont capables d’enfanter le miracle de l’instant. « J’ai baptisé mon album Sounds of Mirrors, parce que, avec ces musiciens, l’échange me semble télépathique. J’ai l’impression que l’humanité de chacun de nous est le reflet d’un même miroir. » La guitare tisse d’insolites atmosphères, les percussions nous emportent dans une chevauchée fantastique, la clarinette soulève à fleur de souffle un swing voluptueux. Dhafer Youssef, à l’oud, épand des perles de sirocco, comme pour consoler l’olivier dont la mélopée dit, à travers les arabesques du chanteur, la désolation des peuples qu’enserrent, lacèrent les guerres des puissants.

Dhafer2     Lien vidéo

Le natif de Téboulba – cité côtière du Sahel tunisien – rend hommage à des poètes soufis, à des philosophes éclairés et, tout simplement, aux anonymes qui, à travers la planète, aspirent à une existence meilleure. « L’intolérance, qui partout se dresse, me blesse intimement. Je me considère comme un immigré culturel. Mon âme pleure pour les migrants condamnés à errer sur la mer Méditerranée, que transforme en tombeau à ciel ouvert le cœur fermé de nombreux gouvernants. Moi qui ai une merveilleuse petite fille de 6 mois, j’ai vu des bébés morts sur des embarcations, c’est l’horreur. » À la tête d’un groupe réunissant des musiciens d’Europe, d’Afrique et d’Asie, Dhafer Youssef célèbre la vie et le vin, l’ivresse autant qu’une âpre résistance. Il est l’olivier qui chante l’esprit et le cri, la revanche du roseau.

Maybe the most biutiful concert we have seen. A so wonderful moment beside you, ily

Publié dans:Concert |on 28 mars, 2019 |Pas de commentaires »

Olafur Arnalds…

Ólafur Arnalds est un musicien et producteur islandais, né le 3 novembre 1986 à Mosfellsbær. Multi-instrumentiste. Artiste prodige et précoce, il fait ses premiers pas musicaux dès l’âge de 5 ans. A 14 printemps, il dévoile des goûts et aptitudes particuliers pour la musique classique et les bande-originales de films. Pendant sa post-adolescence, il s’inspire de son Islande natale (et notamment la ville de Mosfellsbær à quelques kilomètres de Reykjavik) pour composer et créé alors la majeure partie des morceaux qui se retrouveront en 2007 sur son premier album : Eulogy for evolution. De cette Islande dont toute une myriade de musiciens surdoués nous renvoient régulièrement les échos soniques d’une beauté panoramique épurée et ataraxique (Björk, Sigur Ros, Of Monsters And Men, Sóley, Múm et consorts…), Olafur Arnalds n’est pas le moindre des génies.

Olafur1    Lien vidéo

On cède alors à la curiosité et on se laisse instantanément envoûter par « 0040″ (tous les morceaux d’Eulogy for evolution sont identifiés par une série de chiffres…). Cordes célestes, mélodies scintillantes, quelques accords de piano qui courent le long de notre épiderme, cajolant notre âme et libérant un fluide harmonique qui génère en nous des émotions troublantes (« 0048/0729″), on est déjà sous le charme. « Classique » d’inspiration, moderne de part son écriture, (les deux notions n’étant définitivement pas incompatibles), ce disque est un peu le fantasme de tout mélomane désireux de rester en prise directe avec le réel, de ne pas sans cesse avoir l’esprit tourné vers le passé. Des compositions au souffle mélodique d’un Anton Dvorák, des panoramas musicaux sur lesquels l’association piano-violons fait des merveilles, renvoyant à la contemplation des paysages enneigés de son Islande natale, Olafur Arnalds fait dès son premier essai preuve d’une maturité ahurissante et démontre sans l’ombre d’un doute que les échos plus que flatteurs qui enveloppent sa musique n’ont rien d’usurpés. Ce piano qui nous plonge dans un cocon émotionnel sur « 1440″ malgré quelques esquisses mélodiques parfois naïves (il faut bien trouver quelques défauts…), ces crescendo passionnels qui enflamment « 1953″, cette sensibilité à fleur de peau qui marque les esprits sur « 3055″ où Olafur s’essaye au post-rock dynamique avec une élégance rare, tout ou presque est ici mesuré, porté par une écriture à la fois intimiste et fiévreuse.

So, so wonderful, ILYP

Publié dans:Concert |on 30 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Lee Fields….

Elmer « Lee » Fields est un artiste soul noir-américain né en 1951 en Caroline du Nord, parfois surnommé « Little JB » pour sa ressemblance physique et vocale avec James Brown. Au cours de ses prolifiques 43 années de carrière il a été en tournée avec des figures de la soul et du RnB comme Kool and the Gang, Hip-Huggers, O.V. Wright, Darrell Banks, and Little Royal. Il enregistre son premier 45 tours en 1969, et il est toujours en activité aujourd’hui. Plus récemment il enregistre des disques avec le groupe The Expressions et fait la promotion de son nouveau CD Faithful Man à Canal Plus. Le mercredi 29 mars 2017 il est, en compagnie de IAM, au programme des concerts d’Inter, de 21h à 23h au studio 105 de la Maison de la radio de Paris.Il sera à la Nuit Soul avec Michael Kiwanuka et Valerie June lors du Festival Les Nuits de Fourvière, le 22 juillet 2017, à Lyon.

 

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S’il a longtemps vécu dans l’ombre des patrons de la soul et du funk, Lee Fields a depuis donné la pleine mesure de son talent, vivant une deuxième jeunesse, enchaînant les albums et les tournées, soutenu par Big Crown Records, dynamique label de Brooklyn, et épaulé par un groupe de jeunes musiciens new-yorkais particulièrement affûtés et peu enclins à jouer de la seule carte de la nostalgie. À cheval entre tradition et modernité, cette soul feulée, tout en groovant méchamment, suinte la sensualité, œuvre en douce au rapprochement des corps et à l’échange des fluides, et Lee Fields, qu’on croirait un grand prédateur, dangereux et séduisant, possède cette voix chaude, souple et sinueuse, capable de faire tomber en pâmoison les plus endurci(e)s. Attention, cette musique est un puissant philtre d’amour.

Je suis d’accord, la soul avec toi ce n’est que du bonheur, merveilleuse soirée pleine de vie, ily my baby girl

 

Publié dans:Concert |on 15 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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