Archive pour février, 2019

Les moissonneurs…

Quelque part dans les plaines de l’Etat libre, grenier à blé de l’Afrique du Sud, les fermiers blancs afrikaners cultivent leurs terres, en implorant Dieu pour qu’elles prospèrent. Janno, aîné d’une famille d’exploitants agricoles, sent déjà, à 15 ans, le poids de son héritage, alors que sa mère prie pour qu’il ait « la force et la semence » qui assureront la survie de la lignée. Mais l’adolescent sent d’autres forces bouger en lui. Alors qu’il est troublé par l’un de ses camarades, voilà que débarque Pieter, un orphelin des rues au lourd passé, que sa famille adopte. Janno est sommé de l’accepter comme un frère…

Pour son premier long métrage, le réalisateur, qui a grandi juste après l’apartheid, livre une radiographie d’une communauté (la sienne) recluse sur elle-même, à travers l’histoire de deux garçons dressés l’un contre l’autre sur une terre au bord de l’embrasement. Dans une atmosphère de western crépusculaire, rongé par l’angoisse, certaines scènes prennent un relief inquiétant. Ainsi quand le fils adoptif se fait rabrouer pour avoir pris des libertés au milieu des cueilleuses noires. Dans ce paysage ouvert et immense, chacun lutte contre l’enfermement.

Moisson1

Moisson2   Lien vidéo

A l’intérieur des maisons, l’image du film rappelle la peinture flamande, mais les plaines blondes évoquent, elles, les couleurs de L’Angélus, de Millet, ou la lumière dorée des Moissons du ciel, de Terrence Malick. Jusqu’à un brasier d’une beauté d’Apocalypse. Les cendres de l’apartheid sont toujours brûlantes.

For the centh movie alone together i hope it will be a nice souvenir for you. Another country, another world, ily

Publié dans:Cinéma |on 22 février, 2019 |Pas de commentaires »

Theyounglife |
thegoodcritic |
Flamenco y Co... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Restructuration d'Espa...
| Festival Ado #5
| Histoiredelartedna