Olafur Arnalds…

Ólafur Arnalds est un musicien et producteur islandais, né le 3 novembre 1986 à Mosfellsbær. Multi-instrumentiste. Artiste prodige et précoce, il fait ses premiers pas musicaux dès l’âge de 5 ans. A 14 printemps, il dévoile des goûts et aptitudes particuliers pour la musique classique et les bande-originales de films. Pendant sa post-adolescence, il s’inspire de son Islande natale (et notamment la ville de Mosfellsbær à quelques kilomètres de Reykjavik) pour composer et créé alors la majeure partie des morceaux qui se retrouveront en 2007 sur son premier album : Eulogy for evolution. De cette Islande dont toute une myriade de musiciens surdoués nous renvoient régulièrement les échos soniques d’une beauté panoramique épurée et ataraxique (Björk, Sigur Ros, Of Monsters And Men, Sóley, Múm et consorts…), Olafur Arnalds n’est pas le moindre des génies.

Olafur1    Lien vidéo

On cède alors à la curiosité et on se laisse instantanément envoûter par « 0040″ (tous les morceaux d’Eulogy for evolution sont identifiés par une série de chiffres…). Cordes célestes, mélodies scintillantes, quelques accords de piano qui courent le long de notre épiderme, cajolant notre âme et libérant un fluide harmonique qui génère en nous des émotions troublantes (« 0048/0729″), on est déjà sous le charme. « Classique » d’inspiration, moderne de part son écriture, (les deux notions n’étant définitivement pas incompatibles), ce disque est un peu le fantasme de tout mélomane désireux de rester en prise directe avec le réel, de ne pas sans cesse avoir l’esprit tourné vers le passé. Des compositions au souffle mélodique d’un Anton Dvorák, des panoramas musicaux sur lesquels l’association piano-violons fait des merveilles, renvoyant à la contemplation des paysages enneigés de son Islande natale, Olafur Arnalds fait dès son premier essai preuve d’une maturité ahurissante et démontre sans l’ombre d’un doute que les échos plus que flatteurs qui enveloppent sa musique n’ont rien d’usurpés. Ce piano qui nous plonge dans un cocon émotionnel sur « 1440″ malgré quelques esquisses mélodiques parfois naïves (il faut bien trouver quelques défauts…), ces crescendo passionnels qui enflamment « 1953″, cette sensibilité à fleur de peau qui marque les esprits sur « 3055″ où Olafur s’essaye au post-rock dynamique avec une élégance rare, tout ou presque est ici mesuré, porté par une écriture à la fois intimiste et fiévreuse.

So, so wonderful, ILYP

Publié dans : Concert |le 30 octobre, 2018 |Pas de Commentaires »

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