Archive pour octobre, 2018

Olafur Arnalds…

Ólafur Arnalds est un musicien et producteur islandais, né le 3 novembre 1986 à Mosfellsbær. Multi-instrumentiste. Artiste prodige et précoce, il fait ses premiers pas musicaux dès l’âge de 5 ans. A 14 printemps, il dévoile des goûts et aptitudes particuliers pour la musique classique et les bande-originales de films. Pendant sa post-adolescence, il s’inspire de son Islande natale (et notamment la ville de Mosfellsbær à quelques kilomètres de Reykjavik) pour composer et créé alors la majeure partie des morceaux qui se retrouveront en 2007 sur son premier album : Eulogy for evolution. De cette Islande dont toute une myriade de musiciens surdoués nous renvoient régulièrement les échos soniques d’une beauté panoramique épurée et ataraxique (Björk, Sigur Ros, Of Monsters And Men, Sóley, Múm et consorts…), Olafur Arnalds n’est pas le moindre des génies.

Olafur1    Lien vidéo

On cède alors à la curiosité et on se laisse instantanément envoûter par « 0040″ (tous les morceaux d’Eulogy for evolution sont identifiés par une série de chiffres…). Cordes célestes, mélodies scintillantes, quelques accords de piano qui courent le long de notre épiderme, cajolant notre âme et libérant un fluide harmonique qui génère en nous des émotions troublantes (« 0048/0729″), on est déjà sous le charme. « Classique » d’inspiration, moderne de part son écriture, (les deux notions n’étant définitivement pas incompatibles), ce disque est un peu le fantasme de tout mélomane désireux de rester en prise directe avec le réel, de ne pas sans cesse avoir l’esprit tourné vers le passé. Des compositions au souffle mélodique d’un Anton Dvorák, des panoramas musicaux sur lesquels l’association piano-violons fait des merveilles, renvoyant à la contemplation des paysages enneigés de son Islande natale, Olafur Arnalds fait dès son premier essai preuve d’une maturité ahurissante et démontre sans l’ombre d’un doute que les échos plus que flatteurs qui enveloppent sa musique n’ont rien d’usurpés. Ce piano qui nous plonge dans un cocon émotionnel sur « 1440″ malgré quelques esquisses mélodiques parfois naïves (il faut bien trouver quelques défauts…), ces crescendo passionnels qui enflamment « 1953″, cette sensibilité à fleur de peau qui marque les esprits sur « 3055″ où Olafur s’essaye au post-rock dynamique avec une élégance rare, tout ou presque est ici mesuré, porté par une écriture à la fois intimiste et fiévreuse.

So, so wonderful, ILYP

Publié dans:Concert |on 30 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La saveur des ramen….

A la mort de son père, un grand chef japonais, le cuisinier Masato part à Singapour sur les traces de sa mère. Une délicate invitation au voyage.

De Tampopo (1986) aux Délices de Tokyo (2015), on ne compte plus les films faisant honneur à l’art culinaire nippon. Eric Khoo, cinéaste éclectique (Be with me, Hôtel Singapura), vient compléter le tableau, en y ajoutant une touche de Singapour, son pays d’origine. Jeune cuisinier orphelin de mère, Masato travaille au Japon avec son père, un grand chef de ramen (bouillon typique de porc ou de poisson, avec des nouilles), dans un petit restaurant très couru. Le père meurt brutalement. Le fils décide alors de partir à Singapour pour retrouver le goût de certains plats liés à la mémoire de sa mère et de sa grand-mère. Ce périple initiatique l’amène à retrouver un oncle et à réveiller une part sombre et enfouie de l’histoire familiale.

ramen1 ramen2   Lien vidéo

Plaisirs de gourmets et émotion douce-amère, voilà la recette de ce film simple et attachant, mais non exempt de cruauté : les épisodes relatifs à la Seconde Guerre mondiale et à la violence exercée par l’occupant japonais sur la population de Singapour se révèlent poignants. Sur la spécificité culturelle de ces deux pays, sur leurs liens tendus ou étroits, le film est instructif et sensible, chacun des personnages apportant une pièce au puzzle familial que reconstitue peu à peu Masato. On regrette que la musique soit parfois un peu envahissante. Pour le reste, tant dans la préparation en cuisine que dans la dégustation autour de la table, les mets sont décrits et célébrés comme un langage à part entière, un moyen de découverte, de partage et de réconciliation. On goûte et on commente toutes sortes de saveurs, celle des ramen mais aussi du chili de crabe ou du bak kut teh, soupe très populaire de Singapour. Le tout ouvre grand l’appétit.

So quiet, so beautiful, so love this moment beside you my delictae muse..

 

Publié dans:Cinéma |on 13 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Theyounglife |
thegoodcritic |
Flamenco y Co... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Restructuration d'Espa...
| Festival Ado #5
| Histoiredelartedna