Archive pour août, 2018

BlacKkKlansman……..

Par l’intermédiaire d’un collègue blanc, un inspecteur noir infiltre le Ku Klux Klan. Une comédie engagée de Spike Lee, inspirée d’une histoire vraie. Spike Lee est bien de retour. Après quelques films médiocres, le réalisateur de Do the right thing et de Nola Darling n’en fait qu’à sa tête a retrouvé son mordant, son humour de sale gosse militant pour cette charge antiraciste et anti-­Donald Trump. Les Mémoires de Ron Stallworth, parus en 2006, étaient déjà bourrés d’humour. Spike Lee en rajoute, s’en donne à cœur joie : il utilise la farce pour pourfendre ces bouseux bas du front qui prétendent représenter la crème de la race blanche. On jubile : voir un raciste pur jus se faire balader au bout du fil par l’incarnation même de ce qu’il honnit provoque un plaisir incommensurable. Et Spike Lee d’enfoncer le clou, non sans lourdeur par moments. Mais, à l’heure de Donald Trump, semble-t-il nous dire, la subtilité n’est pas de mise…

l faut dire que l’histoire — vraie ! — est totalement folle. A la fin des années 1970, Ron Stallworth (John David Washington, fils de Denzel, ­promis à une belle carrière) est un jeune inspecteur noir qui veut faire ses preuves dans la police de Colorado Springs. Quand, dans la presse locale, il tombe sur une petite annonce du Ku Klux Klan, son sang ne fait qu’un tour. L’organisation pour la « suprématie blanche » recrute ? Il décroche son téléphone et se fait passer pour un raciste de la pire espèce. Il ne commet qu’une erreur : se présenter sous son vrai nom !

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Black3      Lien vidéo

Rappeler l’horreur absolue du ­racisme. Se moquer, sans relâche, de ces Blancs suprémacistes. Mettre la musique à fond (la bande-son est ­géniale) pour noyer les affronts. Mais aussi, comme un leader du Black Power y engage son public au début du film, dire et redire la beauté des Noirs. Les exhorter à la fierté. C’est là que Spike Lee est le plus talentueux : lors de ce discours, le cinéaste cadre des ­visages dans l’auditoire. Trois femmes, ici. Deux hommes et une femme, là… ­Sublimes images d’une puissance qui vaut tous les manifestes. C’est à ces ­visages-là que l’on pense, à la fin du film, lorsque le réalisateur rappelle les manifestations d’extrême droite de Charlottesville, en 2017. Après avoir beaucoup ri face à la bêtise la plus crasse et la plus dangereuse, l’envie prend, soudain, de lever le poing.

Great, great moment of cinéma today besideyou. My JJJ first. ILYP

 

Publié dans:Cinéma |on 24 août, 2018 |Pas de commentaires »

My Lady….

Magistrate respectée à la Haute Cour de Londres, Fiona Maye est spécialiste en affaires familiales. Madame la juge s’attache à faire primer « l’intérêt de l’enfant », comme le stipule le Children Act voté au Royaume-Uni en 1989. A la veille d’un week-end, une requête urgente : un médecin demande à la justice de l’autoriser à soigner de force un adolescent atteint de leucémie. Témoin de Jéhovah, Adam refuse en effet toute transfusion sanguine. Fiona doit trancher : « l’intérêt » du jeune homme se trouve-t-il dans le respect de ses convictions religieuses ou dans la contrainte à accepter le traitement médical qui pourrait lui sauver la vie ?

L’écrivain Ian McEwan a lui-même adapté pour l’écran son court et magnifique roman sur la responsabilité individuelle. L’Intérêt de l’enfant, devenu My lady — quel titre curieux… —, est le portrait poignant d’une femme confrontée, à l’aube de la soixantaine, à l’une des décisions les plus douloureuses de sa vie professionnelle alors même que son mariage part en lambeaux.

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Lady2      Lien vidéo

La finesse psychologique du romancier est illustrée sans fioritures par la sobre mise en scène de Richard Eyre, au prix, parfois, d’un certain statisme… Ce sont les comédiens qui donnent au film son intensité. Face au troublant Fionn Whitehead (le jeune soldat de Dunkerque, remarquable), Emma Thompson livre une des performances les plus riches, les plus subtiles de sa carrière. Dans son jeu d’une précision millimétrée, la perfection technique, le contrôle du moindre geste, du moindre souffle ne brident jamais l’émotion ; ils la subliment.

Wonderful British day beside you my Lady, ILY

Publié dans:Cinéma |on 17 août, 2018 |Pas de commentaires »

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