Archive pour novembre, 2017

Lee Fields….

Elmer « Lee » Fields est un artiste soul noir-américain né en 1951 en Caroline du Nord, parfois surnommé « Little JB » pour sa ressemblance physique et vocale avec James Brown. Au cours de ses prolifiques 43 années de carrière il a été en tournée avec des figures de la soul et du RnB comme Kool and the Gang, Hip-Huggers, O.V. Wright, Darrell Banks, and Little Royal. Il enregistre son premier 45 tours en 1969, et il est toujours en activité aujourd’hui. Plus récemment il enregistre des disques avec le groupe The Expressions et fait la promotion de son nouveau CD Faithful Man à Canal Plus. Le mercredi 29 mars 2017 il est, en compagnie de IAM, au programme des concerts d’Inter, de 21h à 23h au studio 105 de la Maison de la radio de Paris.Il sera à la Nuit Soul avec Michael Kiwanuka et Valerie June lors du Festival Les Nuits de Fourvière, le 22 juillet 2017, à Lyon.

 

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S’il a longtemps vécu dans l’ombre des patrons de la soul et du funk, Lee Fields a depuis donné la pleine mesure de son talent, vivant une deuxième jeunesse, enchaînant les albums et les tournées, soutenu par Big Crown Records, dynamique label de Brooklyn, et épaulé par un groupe de jeunes musiciens new-yorkais particulièrement affûtés et peu enclins à jouer de la seule carte de la nostalgie. À cheval entre tradition et modernité, cette soul feulée, tout en groovant méchamment, suinte la sensualité, œuvre en douce au rapprochement des corps et à l’échange des fluides, et Lee Fields, qu’on croirait un grand prédateur, dangereux et séduisant, possède cette voix chaude, souple et sinueuse, capable de faire tomber en pâmoison les plus endurci(e)s. Attention, cette musique est un puissant philtre d’amour.

Je suis d’accord, la soul avec toi ce n’est que du bonheur, merveilleuse soirée pleine de vie, ily my baby girl

 

Publié dans:Concert |on 15 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Brooklyn Yiddish…

Borough Park, quartier juif ultra-orthodoxe de Brooklyn. Menashé, modeste employé d’une épicerie, tente de joindre les deux bouts et se bat pour la garde de son jeune fils Ruben. En effet, ayant perdu sa femme, la tradition hassidique lui interdit de l’élever seul. Mais le Grand Rabbin lui accorde de passer une semaine avec son fils ; l’ultime occasion pour Menashé de prouver qu’il peut être père dans le respect des règles de sa communauté. Hors norme. Menashe, l’antihéros de ce Brooklyn Yiddish n’avance pas dans les clous d’une culture juive très orthodoxe qui le ramène à sa « mauvaise » condition de célibataire.

La caméra de Joshua Z. Weinstein filme l’imposant Menashé (campé par un formidable non acteur!) prisonnier d’un micro-monde -les quelques blocs du Borough Park de Brooklyn- dans lequel il est bien trop à l’étroit. La caméra, resserrée sur les corps et les espaces confinés, paraît en apnée. Au centre du cadre, le héros pataud traîne la patte mais se redresse peu à peu dans un geste d’autodéfense, d’autodétermination et bientôt de survie, à mesure que l’étau se referme.

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Dans cette communauté où la notion de bien et de le mal est suspendue aux seules lèvres d’un vieux sage pas toujours très au fait, les traditions pèsent de tonnes. L’horizon est bouché. Le cadre s’élargit parfois comme par effraction laissant une lumière apocryphe éclairer le visage de Menashé et de son fils. Une telle maîtrise entre le fond et la forme, saluée un peu partout (Sundance, Deauville, Berlin) est en tous points bluffante. On va désormais suivre le travail de Joshua Z. Weinstein de très près.

L’hébreu est une langue sémitique (pensez amharique), tandis que le yiddish fait usage de l’allemand (entre autres langues) mots avec une prononciation très particulière (tracée aux Juifs ashkénazes). Tourné en Yiddish.

Le judaïsme hassidique ou hassidisme (hébreu : חסידות ‘Hassidout, « piété » ou « intégrité », de la racine חסד « générosité », yiddish : חסידיש ‘Hassidiche) est un mouvement de renouveau religieux, fondé au XVIIIe siècle en Europe de l’Est. Ses origines idéologiques et historiques sont généralement associées à Isra’el ben Eli’ezer, connu sous le nom de Ba’al Shem Tov (« Maître du Bon Nom » ; acronyme « Besht »), et à ses enseignements. Par rapport aux autres haredim, les hassidim insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse. Autre spécificité, le rebbe dirigeant une communauté hassidique accède à son poste par voie héréditaire, et porte fréquemment le titre d’Admor אדמור (acronyme de adoneinou, moreinou verabbeinou : « notre seigneur, maître et rabbin »).

Shalom, iny, ify, ily, i miss you

Publié dans:Cinéma |on 10 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

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