Que Dios nos perdone….

Deux étranges policiers traquent un tueur de vieilles dames. Surchauffé. Il se passe un petit truc en ce moment avec le cinéma de genre espagnol. Après La Isla mínima, La Colère d’un homme patient et L’Homme aux mille visages, voilà un nouveau film noir fort en gueule, porté par une mise en scène énergique, des acteurs hyper bons et un ancrage puissant dans la réalité du pays. Situé dans le contexte de la crise économique qui ravage l’Espagne depuis 2008,Pendant que la jeunesse catholique communie dans l’allégresse et que la gauche espagnole se réinvente collectivement sur la Puerta del Sol Que Dios nos perdone nous attache aux basques d’un duo de gardiens de la paix sur la trace d’un tueur de vieilles dames bigotes. Très vite, il apparaît que le cinéaste s’intéresse autant à la personnalité des deux policiers qu’à la traque : l’un est cérébral, bègue, un peu zarbi, l’autre est colérique, impulsif et violent, les deux semblant incarner une version du machisme espagnol, mais aussi une société en plein chaos où les flics semblent devenir (presque) aussi tarés que les serial-killers.

Quedios2

Quedios1    Lien Vidéo

Très vite, il apparaît que le cinéaste s’intéresse autant à la personnalité des deux policiers qu’à la traque : l’un est cérébral, bègue, un peu zarbi, l’autre est colérique, impulsif et violent, les deux semblant incarner une version du machisme espagnol, mais aussi une société en plein chaos où les flics semblent devenir (presque) aussi tarés que les serial-killers.Tout surchauffe ici : la météo, le climat social, les troubles freudiens, les personnages, et le style de Sorogoyen, tendu, fébrile, physique, presque transpirant, branché à cent mille volts sur la rue madrilène, comme s’il y avait du Scorsese en lui. Après avoir longtemps et volontairement dissimulé l’Histoire sous le formalisme, les films policiers n’hésitent plus à inscrire l’enquête criminelle dans le contexte politique et social du pays où elle se déroule.[...]

Abla poco spagna per tu te quero mucho..

 

Publié dans : Cinéma |le 8 septembre, 2017 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Theyounglife |
thegoodcritic |
Flamenco y Co... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Restructuration d'Espa...
| Festival Ado #5
| Histoiredelartedna