Grand froid…

La mort devient drôle dans Grand froid de Gérard Pautonnier. Pour ce premier film, Jean-Pierre Bacri et Arthur Dupont sont les employés d’une entreprise de pompes funèbres au bord de la faillite dirigée par Olivier Gourmet. Un cadavre inespéré à « livrer » dans un cimetière paumé va les entraîner le temps d’un road-movie en corbillard au cœur de paysages gelés. De quoi trouver le temps d’échanger leurs vues sur la vie et la mort entre deux rebondissements cocasses…Cette fantaisie macabre est servie par deux comédiens extrêmement complices dont les rapports père-fils sont soulignés avec beaucoup de tendresse. L’humour est sombre, mais il n’y a rien de glauque dans cette histoire inspirée du roman Edmond Ganglion et fils de Joël Egloff (Gallimard), dont l’atmosphère n’est pas sans rappeler celle des œuvres d’ Aki Kaurismäki.

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Dans Grand froid, le rire est un réflexe de défense face à la peur de la mort. Cela fait un bien fou de s’amuser de quelque chose d’effrayant et c’est intéressant d’entendre ce type de réaction dans la salle. Le tournage s’est tourné en partie en Pologne, pour ses immenses plaines enneigées. «  Je voulais un paysage figé où on se perd facilement. Le froid est un personnage, inquiétant et dangereux  », insiste Gérard Pautonnier. Pari réussi : on plonge dans une ambiance drôle et inquiétante, lointain héritage du Fargo des frères Cohen. Un rythme lent avec des situations poussées à l’extrême, hilarantes. On veut aller jusqu’au bout avec ces personnages un peu dingues. De toute façon, comme le dit Georges, «  un corbillard ne fait jamais demi-tour  ».

Wonderful, delicious movie, i have seen your smile all day long, thanks a lot, ily..

Publié dans : Cinéma |le 30 juin, 2017 |Pas de Commentaires »

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