Archive pour février, 2017

La la land….

Epoustouflante scène d’ouverture sur une bretelle d’autoroute saturée de Los Angeles, direction Hollywood, où les deux héros n’apparaissent que tardivement. Des dizaines d’automobilistes sortent de leur véhicule et se mettent à danser au soleil, à chanter leur joie, leur enthousiasme pour leur ville et sa spécialité, le show-business. Au vu de cette kyrielle de personnages, on pourrait croire à un film choral — en plus d’être (souvent) chanté. Fausse piste. La La Land se resserre sur Mia et Seb. Mais reste, pendant plus de deux heures, formidablement pluriel et foisonnant. L’énergie de Damien Chazelle, 32 ans, le pousse à toutes sortes d’acrobaties de mise en scène et de montage, mais aussi à traquer la multiplicité des sentiments et des émotions derrière chaque situation. L’aspirante comédienne repart vaincue et blessée d’auditions où elle brille pourtant. Le pianiste qu’interprète Ryan Gosling avec une classe incomparable se bat pour ses projets, mais il se sait obsédé par une musique (le jazz pur et dur) en voie d’extinction, ou déjà disparue. Il vit seul, encombré de reliques liées à sa passion, dans un appartement-mausolée.

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L’histoire d’amour elle-même change sans cesse de tonalité. Comme à l’âge d’or de la comédie hollywoodienne, Mia et Seb s’agressent d’abord mutuellement chaque fois qu’ils se rencontrent. Pour ces amants artistes, il y a quelque chose de plus attirant, de plus grand que leur amour, et même que leur art : le rêve. Celui qu’ils se font d’eux-mêmes, de leur histoire, de leur avenir. Fantasmer le bonheur fait déjà leur bonheur. Los Angeles est la ville qui transforme chaque moment banal en scène de cinéma, la chambre d’écho magique qui fait basculer le quotidien vers la fiction la plus radieuse.

Ce tourbillon de chansons et de numéros dansés ambitionne de retrouver le lustre d’un Hollywood légendaire. Ryan Gosling et Emma Stone ont travaillé de longs mois leur chant et leur danse, une fragilité émouvante dément, par instants, leur professionnalisme. Tout comme l’optimisme américain du film se laisse lézarder par la mélancolie. Au pays de Chantons sous la pluie, référence glorieuse, indépassable, Damien Chazelle le conquérant donne libre cours à son goût pour Jacques Demy.

La, la, la Ilyp, la, la, la, ily mty..

Publié dans:Cinéma |on 17 février, 2017 |Pas de commentaires »

Renaud Garcia Fons…

Renaud Garcia-Fons est un contrebassiste et compositeur français né en région parisienne, le 24 décembre 1962, connu notamment pour son jeu innovant et l’utilisation d’une contrebasse à cinq cordes. Fils du peintre Pierre Garcia-Fons, sa famille est d’origine catalane. Garcia-Fons n’est pas seulement influencé par la musique jazz et classique, mais également par le flamenco et les musiques folkloriques et traditionnelles. Il commence à jouer du jazz dans l’ensemble du trompettiste Roger Guérin.

Le 8 février le Pannonica invite le contrebassiste en trio pour une balade dans un Paris qu’il rêve, universel.

La vie devant soi, le nouvel album de Renaud Garcia-Fons est mis en lumière par FIP.  Le musicien explore sans relâche les voix de sa contrebasse à cinq cordes avec laquelle il fait totalement corps. Avec elle, il tisse des liens entre toutes les musiques qui inspirent son ouvrage. Celles de la Méditerranée, le flamenco dont il est un expert et aussi les musiques indiennes, orientales, africaines. Cette fois, le martien de la contrebasse dévoile un visage que nous lui connaissons peu mais qui nourrit son imaginaire depuis quelques années. Il s’éloigne de ses racines catalanes pour visiter Paris, sa ville d’adoption.

Renaud Garcia Fons... dans Concert   dans Concert  Lien vidéo

Né au pied de la Butte Montmartre, Renaud Garcia-Fons a écouté Debussy, Satie, Ravel, le musette, la chanson après-guerre, Brassens … Il aime le charme mélodique de la cité de son enfance et se réjouit de la pluralité du Paris d’aujourd’hui, trépidant et excitant, qu’il aime tant retrouver. À FIP, qui le questionnait sur son ressenti, il confie : « C’est mon premier album de groupes depuis « La linea del sur » et j’avais une énorme envie de créer un répertoire, de produire un CD qui soit bien différent de tous les précédents. J’espère maintenant partager avec le plus grand nombre ces émotions joyeuses ou nostalgiques, tendres et vivifiantes, ces images, ces paysages, ces souvenirs, ces espoirs… »

Pour cette balade dans le temps qui mêle jazz, groove, musette et partitions plus classiques, il s’entoure de musiciens riches d’une grande culture musicale et rompus, aussi bien aux exigences de la musique de chambre qu’au lâcher-prise de l’improvisation, David Venitucci ( accordéon) et Stephan Caracci  (vibraphone et batterie), avec qui il a monté ce projet.

Merveilleuse, délicieuse , amoureuse soirée dans nos souvenirs

Publié dans:Concert |on 14 février, 2017 |Pas de commentaires »

Born to be Blue…

Lors du tournage d’un film à sa gloire, le trompettiste Chet Baker tombe amoureux de Jane, sa partenaire afro-américaine. Elle connaît le passé agité du musicien mais tombe néanmoins sous le charme. Alors qu’ils sortent d’un bowling, Chet Baker est agressé. Les mâchoires fracassées, il ne peut plus jouer de son instrument. Alors qu’elle court les castings sans succès, Jane le soutient et part vivre avec lui dans une caravane. Chet est décidé à retrouver les chemins des studios et travaille sans relâche pour retrouver la confiance de son ancien producteur…

Le Los Angeles de 1966, le jazz, les volutes de fumée, l’héroïne… Et un junkie : le trompettiste de légende Chet Baker. Son dealer lui a fracassé la mâchoire, mais, porté par l’amour d’une actrice, Jane, le musicien tente de remonter la pente. Ethan Hawke, qui tient le rôle, est fébrile, grandiose dans sa fragilité, porté par une mise en scène élégante, une photographie alternant couleur et noir et blanc. La quête de résurrection de ce perdant magnifique nous fait visiter le mythique Bird­land, à New York, club où l’on croise Miles Davis et Dizzy Gillespie… De quoi faire fantasmer les amateurs de jazz et fasciner les autres.

 

Born to be1  Born to be3 Born to be2 Lien vidéo

Born to be blue, d’un bleu couleur spleen, est avant tout l’histoire d’un homme hanté par ses démons, aimanté par les abîmes. L’intrigue, sans fioritures, sert une réflexion sur les ressorts de l’inspiration artistique. Chet Baker n’est pas un maestro de la technique, mais il crée ce son qui n’appartient qu’à lui. Dès lors qu’il improvise, ses notes s’envolent. Sa virtuosité est-elle innée ou déclenchée par l’usage de la drogue ? Question épineuse, sulfureuse, qu’heureusement ce film délicat ne tranche jamais.

You are my funny Valentine. Alone ogether, always i am in joyce, ily

 

 

Publié dans:Cinéma |on 3 février, 2017 |Pas de commentaires »

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