Archive pour juin, 2016

Folles de joie…

Beatrice Morandini Valdirana, mythomane et volubile, fait partie des patientes de la Villa Biondi, une institution italienne dédiée aux femmes sujettes aux troubles mentaux. Dès son arrivée, Donatella Morelli, une nouvelle patiente, attire l’attention de Beatrice, qui décide de la prendre sous son aile. Tout bascule quand lors d’une sortie, les deux patientes trouvent une occasion de prendre la fuite. Livrées à elles-mêmes, en ville, Beatrice et Donatella tentent de redonner un sens à leurs vies brisées…

Un mot semble résumer l’ensemble du propos de Folles de joie : hystérie. Mais le terme est si galvaudé, si chargé de malentendus et de raccourcis sexistes qu’il est impossible de s’en contenter, même si c’est bel et bien le point de départ du film. Dans une magnifique ­villa toscane transformée en lieu d’hébergement pour femmes mentalement instables, deux pensionnaires veulent se faire la belle. L’une, grande bourgeoise qui n’a pas abandonné une once de ses rêves de grandeur, est plutôt du genre euphorique, branchée sur 220 volts nuit et jour. L’autre, dépressive chronique, est l’allégorie à peine vivante de la souffrance de vivre, la faute à un passé tumultueux. Dans le huis clos mi-carcéral, mi-communautaire hippie du début, le message est clair : une femme aux aspirations de liberté est une folle et, comme telle, doit être retirée du circuit social.

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Quand s’enclenche la mécanique, bien connue, de la cavale, variation à peine dissimulée de Thelma et Louise chez les zinzins, Paolo Virzì a la clairvoyance de ne s’attacher qu’à ses personnages et à leur pouvoir comique. C’est un peu laborieux avec l’incarnation de la tristesse, campée par Micaella Ramazzotti dont le rôle de suicidaire fracassée prête rarement à rire. En revanche, dans le registre de l’excentricité solaire, Valeria Bruni-Tedeschi est sans égale, d’autant qu’elle sait étendre son jeu en versant dans la colère effrayante. Le road-movie qui suit ces deux femmes, prêtes à n’importe quelle dinguerie pour profiter de quelques instants de liberté supplémentaires, est le prétexte à une succession de scènes souvent très drôles. Paolo Virzì, qui a calé sa mise en scène sur ces disputes, hauts cris, affrontements et malentendus, est à l’unisson…

Bella vita de la Ciné cita con te, TAF…

Publié dans:Cinéma |on 17 juin, 2016 |Pas de commentaires »

Men and chicken…

Men & chicken relève d’un sous-sous-genre qui n’existe guère : du burlesque, de la farce SF ou fantastique (qui n’a rien à voir avec les pastiche ou la parodie de films fantastique à la Mel Brooks). On serait plus proche de L’île du Dr Moreau tendance loufoque. Deux frères, dont l’un ne maîtrise pas bien ses pulsions sexuelles (Mads Mikkelsen) découvrent à la mort de celui qu’ils considéraient comme leur père qu’il n’était pas leur géniteur. Ils partent sur l’île où vivait ce dernier, un généticien étrange. Ils vont y découvrir leurs frères, une bande de dégénérés plus effrayants les uns que les autres, qui semblent ne posséder qu’une seule manière de communiquer : les coups, notamment de massue. Comment un scientifique a-t-il pu générer une telle fratrie ?

men_and_chicken_1  menchicken-3  Lien vidéo

La réussite du film d’Anders Thomas Jensen tient d’abord à son exotisme, à son humour singulier, affreux, sale et méchant. Mais aussi à ce qui fait la base du comique depuis toujours : le malheur. Cette histoire d’enfants abandonnés par leur père à un sort terrible finit par toucher énormément, malgré l’hénaurme interprétation des acteurs. Ceux (et celles), nombreux, qui adorent la plastique de Mads Mikkelsen seront sans doute un peu surpris, mais finalement ravis : un acteur ne peut être un grand acteur (à la Mastroianni, à la Dustin Hoffmann, etc.) que s’il n’a pas peur de ternir son image, de déroger à son charme naturel.

Great movie, a lot of laugh and smile beside you, crazy story as we like , i ly my chicken

 

Publié dans:Cinéma |on 3 juin, 2016 |Pas de commentaires »

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