Belgica….

A Gand, en Belgique, au début des années 2000, Jo, passionné de musique, vient d’ouvrir un bar, le Belgica. Son frère ainé, Franck, mène une vie de famille qu’il trouve un peu morne et décide d’aider le jeune homme. Après avoir convaincu son épouse, il investit rapidement de l’argent dans le Belgica. Le lieu, vaste et bien agencé, permet d’accueillir des groupes de musiques. Ceux-ci en font bientôt un lieu de rendez-vous obligé, de même que le public, toujours plus nombreux. Mais très vite, l’établissement est vicitme de son succès et les incidents se multiplient devant et derrière le bar…Et voilà que naît le Belgica, un cabaret que les deux frères imaginent comme un refuge pour tous les paumés et les huppés de Gand. Une arche de Noé pour les musiciens rock et pop. Un lieu de nuit que les habitués, l’aube venue, ne voudront quitter à aucun prix pour s’en retourner chez eux. Alcool, sexe, drogue et musique : le rêve absolu.

Le cinéma a souvent fait de bars et de night-clubs plus ou moins sophis­tiqués le symbole d’une société et d’une époque : le Jimmy’s Hall de Ken Loach, l’Exotica d’Atom Egoyan, l’Eve’s du Choose me d’Alan Rudolph… Ce n’est pas totalement un film autobiographique, mais le père de Felix Van Groeningen tenait, à la fin des années 1980, une discothèque, rachetée par deux frères qui ont servi de modèles à ceux du film. Le cinéaste fait du Belgica un lieu ambigu, sombre, presque maléfique qui semble constamment résister aux efforts des héros, en pleine utopie. Il filme, comme dans La Merditude des choses (2009), d’incroyables trognes dont la Belgique flamande semble regorger. Et comme dans son mélo à ­succès Alabama Monroe (non dénué de sensiblerie, hélas), il associe la musique à sa mise en scène.

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Stephen et David Dewaele, connus sous le nom de Soulwax, ont créé une série de groupes qui, en jouant leurs morceaux sur scène, semblent capter l’énergie des personnages. Pour mieux accompagner l’ascension foudroyante de Jo et de Frank. Et leur chute inévitable. Car les utopies buttent toujours sur la réalité. Comme dans une fresque à la Coppola ou à la Brian De Palma, on voit deux membres d’une même famille s’opposer, s’engueuler, se trahir. Ces soubresauts romanesques, brillants et mélancoliques transforment les êtres et les lieux. Sous l’autorité d’un petit Mabuse, le Belgica, cette arche de Noé libertaire, devient un bar ouaté et bourgeois, truffé de micros et de caméras chargés de maintenir l’ordre et la sécurité des nuits

Balade hand in hand au plat pays, merci Jo(jo) my sisterloverfriend. Biutiful moment alone together, as usual…

Publié dans : Cinéma |le 4 mars, 2016 |Pas de Commentaires »

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