Archive pour mars, 2016

Gogo Penguin…

GoGo Penguin est un groupe de jazz originaire de Manchester au Royaume-Uni. Il est composé du pianiste Chris Illingworth, du bassiste Nick Blacka, et du batteur Rob Turner. Selon les critiques, ils se démarquent pour leurs rythmes imprévisibles, les mélodies contagieuses du piano, la puissance de la basse, ainsi que leurs riffs très entraînants. Ils composent, partagent leur idées et jouent avec synergie pour créer un son unique.

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A vrai dire, les transes suaves de ce trio de Manchester fougueusement adoubé par Jamie Cullum et Gilles Peterson s’harmonisent de manière fort impressionnante dans leur 2e album, v2.0. La qualité du son et le travail de production n’y sont sans doute pas pour rien, ne serait-ce que pour contredire le nom de baptême du groupe. Ni gagas ni gogos, et encore moins manchots, Chris Illingworth au piano, Nick Blacka à la basse et Rob Turner aux drums donnent du volume à leurs riffs, break-beats et autres météorites mélodiques fusant d’un morceau à l’autre. Volume et non pas chaos. Densité et certainement pas magma. Tels leurs glorieux aînés scandinaves d’E.S.T., les Mancuniens de Gogo Penguin dramatisent leurs accords sans jamais s’emballer. On a ainsi la curieuse impression d’entendre dans l’album plus que trois instruments tout en étant frappé par la manière dont ils se canalisent entre eux, le piano semblant mener la danse sans que jamais la basse et la batterie ne soient relégués en seconds accessits.

Epaisseur, cohésion et virtuosité rythmique sont joliment au rendez-vous, en revanche, dans l’étonnant Garden Dog Barbecue qui agit comme un parfait vaccin contre toute tentation lounge. On est encore plus enthousiasmé par la construction du spacieux To Drown in You. De quoi rafraîchir allégrement, même avec une pochette d’album aussi absconse qu’une toile de Mondrian, l’univers extrêmement séduisant de trois garçons dans le vent.

What a great, wonderful concert beside you, i will never forget it..Your B

 

Publié dans:Concert |on 24 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Midnight Spécial…

Alton, 8 ans et séquestré pendant deux ans dans une communauté sectaire, est enlevé par son père. L’enfant a des pouvoirs extraordinaires qu’il a du mal à maîtriser. Il ne peut pas être exposé à la lumière du jour, car il est pris de convulsions aux effets dévastateurs. Ses yeux lancent alors des faisceaux lumineux destructeurs. Roy, son père, veut le mettre à l’abri et découvre que l’enfant est chargée d’une mission. Accompagné de Lucas, un policier et ami d’enfance, et de Sarah, la mère de son fils, il tente d’échapper aux autorités qui les pourchassent dans tout le pays. Alton découvre que son destin ne lui appartient plus…

Drôle de cavale, où la mélancolie le dispute à l’action. De motels crépusculaires en cascades sur le bitume, Jeff Nichols joue sur tous les tableaux : la complexité des sentiments, autant que le vertige du spectacle. Du plus délicat au plus fracassant, des demi-teintes et demi-mots du cinéma indépendant au surgissement démesuré du merveilleux, ce film atypique change peu à peu de registre et d’ampleur : c’est une incursion très personnelle sur les terres de la science-fiction. L’enfant a des pouvoirs. Il est hanté par une force surnaturelle, écho d’un ailleurs inconnu, vers lequel le récit roule à tombeau ouvert. Pour son quatrième long métrage, le réalisateur joue avec les codes du genre, emprunte ses voies rapides — suspense, hypothèses et révélations — et ses chemins oubliés — effets spéciaux un peu « vintage », volontairement artisanaux, presque bricolo, hommage à la SF des années 70-80.

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Mais, au-delà des explosions de lumière, des secousses telluriques et autres bizarreries ébouriffantes — ne pas manquer l’extraordinaire chute d’un satellite sur une station-service —, Jeff Nichols poursuit les mêmes thèmes. Où l’on retrouve son acteur fétiche, le poignant et sourcilleux Michael Shannon dans le rôle du père, mais aussi ses obsessions. Comme dans Take shelter, il est question de l’amour filial, ce gouffre d’angoisses, et d’un père de famille face à la nécessité de laisser son enfant s’émanciper, malgré la violence du monde. Comme avec Matthew McConaughey, le héros idéaliste et marginal de Mud, le cinéaste fait aussi la part belle à la foi, poétique, totale, insensée. Les parents d’Alton (Kirsten Dunst, tout en retenue, joue la mère, embarquée en chemin), les membres de la secte, et même la police, tous courent vers quelque chose qui les dépasse, qui nous dépasse. Ne comptez pas sur Jeff Nichols pour dévoiler la totalité du mystère. Il l’a voulu trop grand pour ses personnages, largement ouvert à l’imagination de ses spectateurs. C’est à la fois passionnant — une espèce d’ode fervente et douloureuse à l’inconnu — et presque naïf, dans la vision finale grandiose et clinquante d’un autre monde. Un mélange de toc et de rêveuse exaltation qui rappelle à dessein un grand classique du genre signé Spielberg, Rencontres du troisième type

A fantastic movie for a magic moment beside you…

Publié dans:Cinéma |on 18 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Belgica….

A Gand, en Belgique, au début des années 2000, Jo, passionné de musique, vient d’ouvrir un bar, le Belgica. Son frère ainé, Franck, mène une vie de famille qu’il trouve un peu morne et décide d’aider le jeune homme. Après avoir convaincu son épouse, il investit rapidement de l’argent dans le Belgica. Le lieu, vaste et bien agencé, permet d’accueillir des groupes de musiques. Ceux-ci en font bientôt un lieu de rendez-vous obligé, de même que le public, toujours plus nombreux. Mais très vite, l’établissement est vicitme de son succès et les incidents se multiplient devant et derrière le bar…Et voilà que naît le Belgica, un cabaret que les deux frères imaginent comme un refuge pour tous les paumés et les huppés de Gand. Une arche de Noé pour les musiciens rock et pop. Un lieu de nuit que les habitués, l’aube venue, ne voudront quitter à aucun prix pour s’en retourner chez eux. Alcool, sexe, drogue et musique : le rêve absolu.

Le cinéma a souvent fait de bars et de night-clubs plus ou moins sophis­tiqués le symbole d’une société et d’une époque : le Jimmy’s Hall de Ken Loach, l’Exotica d’Atom Egoyan, l’Eve’s du Choose me d’Alan Rudolph… Ce n’est pas totalement un film autobiographique, mais le père de Felix Van Groeningen tenait, à la fin des années 1980, une discothèque, rachetée par deux frères qui ont servi de modèles à ceux du film. Le cinéaste fait du Belgica un lieu ambigu, sombre, presque maléfique qui semble constamment résister aux efforts des héros, en pleine utopie. Il filme, comme dans La Merditude des choses (2009), d’incroyables trognes dont la Belgique flamande semble regorger. Et comme dans son mélo à ­succès Alabama Monroe (non dénué de sensiblerie, hélas), il associe la musique à sa mise en scène.

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Stephen et David Dewaele, connus sous le nom de Soulwax, ont créé une série de groupes qui, en jouant leurs morceaux sur scène, semblent capter l’énergie des personnages. Pour mieux accompagner l’ascension foudroyante de Jo et de Frank. Et leur chute inévitable. Car les utopies buttent toujours sur la réalité. Comme dans une fresque à la Coppola ou à la Brian De Palma, on voit deux membres d’une même famille s’opposer, s’engueuler, se trahir. Ces soubresauts romanesques, brillants et mélancoliques transforment les êtres et les lieux. Sous l’autorité d’un petit Mabuse, le Belgica, cette arche de Noé libertaire, devient un bar ouaté et bourgeois, truffé de micros et de caméras chargés de maintenir l’ordre et la sécurité des nuits

Balade hand in hand au plat pays, merci Jo(jo) my sisterloverfriend. Biutiful moment alone together, as usual…

Publié dans:Cinéma |on 4 mars, 2016 |Pas de commentaires »

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