Archive pour novembre, 2015

Knight of Cups…

Knight of Cups est une nouvelle plongée mystique dans l’âme torturée d’un mâle américain. Reprenant la grammaire extrêmement libre de ses précédents films – absence de linéarité, rimes visuelles, voix off, envolées lyriques – ce septième long métrage traduit une continuité, mais aussi la radicalisation d’un système formel de plus en plus barré et intransigeant.
Le paradoxe pourrait provenir du fait que tout se passe dans le milieu des célébrités à Hollywood. Christian Bale y incarne un scénariste à succès, Rick, lassé de ses conquêtes féminines et de ses trophées professionnels. Rongé par un mal intérieur, cerné par une morne famille, il déambule dans un Los Angeles ultra glamour, de fête en shooting, de discothèque en grande plage californienne, cheveux au vent. Malick a déserté les grandes plaines – son terreau premier de cinéma, insufflant beauté et sauvagerie à La Balade sauvage ou Les Moissons du ciel – au profit de l’architecture factice de Hollywood. Cette rupture de paysage, qui constitue en soi une petite révolution dans sa filmographie, indique un désir de prosélytisme : ce n’est pas tout d’apporter un éclairage divin sur une famille américaine des fifties (The Tree of Life), puis sur un couple de l’Oklahoma (A la merveille) ; il restait à convertir l’industrie du cinéma et sa jungle de mirages et de tentations. Ce vœu d’évangélisation, qu’on a reproché à Malik, en partie pour son ton élégiaque, est passionnant articulé à sa charge contre Hollywood. A rebours de la satire de Cronenberg (Maps to the Stars), du thriller à la Schrader/Ellis (The Canyons), exhibant tous deux l’hideuse face cachée de L. A., Malick trace un parallèle, mixe les iconographies religieuses et celles du cinéma – ses stars, ses reflets, ses apparences trompeuses – dans un même maelström sidérant d’images. Voilà pourquoi le cinéaste est moins un théologien qu’un sorcier touillant une potion magique où gisent toutes les icônes.

Knight1  Knight2

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Parmi elles Natalie Portman, Cate Blanchett, et même Christian Bale apparaissent bizarrement sous-employés : mutiques ou filmés de dos, réduits à des rôles fonctionnels – voire des ombres. Malick, à sa manière, éreinte Hollywood en étouffant ses célébrités. A l’inverse, les autres personnages féminins portés par des semi-inconnues sont sublimés – venant grossir la liste des amantes de Rick/Bale : un top-model joué par la superbe Freida Pinto (vue dans des blockbusters type La Planète des singes), ou Teresa Palmer, dans le rôle d’une strip-teaseuse à qui est attribué le don de voyance. On pourra reprocher au film son sexisme, qui va de pair avec un héros vidé d’affect – le titre, référence aux cartes du tarot, désigne “le chevalier de coupes”, une figure frivole et infidèle. Rick se dissout dans une mémoire à l’état pur, dont Malick restitue la réalité immersive, distordue, par une caméra très intrusive et l’usage du fisheye. Pour accéder à la grâce, il lui faut dérouler le film de sa vie, en effeuiller toutes les images impures, dans un foisonnement fou, erratique. Et c’est bien ce chemin de croix qui nous importe, hypnotique et captivant.

Wonderful afternoon, we have flyed, found freedom and remember one and one equal two as us alone together, not twenty eight, ily..

Publié dans:Cinéma |on 27 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Tigran Hamasyan….

Tigran Hamasyan est un pianiste de jazz arménien né le 17 juillet 1987 à Gyumri  et sa musique le rappelle à travers de nombreuses références. Pour autant, sa très forte singularité empêche de l’apparenter à rien de connu ni en Arménie ni ailleurs. Transcendant les genres (pour le qualifier, on pourrait aussi bien parler de jazz que de musique contemporaine ou de pop psychédélique), Shadow Theater, dont le titre évoque le théâtre d’ombres arménien, a ainsi des allures de météore filant en roue libre. Le pianiste, que l’on avait quitté épris de nerfs, de brisures rythmiques et de virtuosité, revient aux voix (la sienne apportant désormais un contrepoint à celle d’Areni Agbabian) d’une façon qui évoque par instants le néopaganisme de Stravinsky et donne à ses compositions des semblances d’enluminures légendaires. La merveille de la rentrée.

Tigran  Arthur  Sam

19 Novembre 2015, Tigran Hamashian, Arthur Hnatek et Sam Minaie en trio à stéréolux..

Arthur Hnatek (prononcez Na-tek), le batteur / compositeur / electronica artiste, est né en Suisse il a  25 ans , lauréat, multi-instrumentiste musicien. Il est titulaire d’un diplôme de la New School de baccalauréat pour Jazz à New York, où il a étudié avec des musiciens parmi Kirk Nurock, Timothy Andres… Il a voyagé dans le monde entier d’effectuer dans les festivals entre Le Festival de Jazz de Montreux (CH), La Cité de la Musique (Paris, FR), Festival de Vienne (FR), Festival de Jazz de Marciac (FR),  de Montréal (CA),  de Londres (ENG), Le Cotton Club de Tokyo (JP), Yoshi à Oakland (Etats-Unis) ou le Festival de Jazz de Reykjavik (IS). Sur le côté de son travail en tant que leader, avec le Trio Arthur Hnatek ou Melismetiq, Arthur est un sideman actif effectuer dans une variété de styles. Il a été vu jouant avec Tigran Hamasyan Trio ou Quintet, Erik Truffaz Quartet, Dan Tepfer Trio, Sophie Hunger…

Sam Minaie bassiste irano-américain, Sam Minaie, est né à Reno, au Nevada et a commencé des leçons de piano à l’âge de 8. À 14 ans, il est passé à la basse électrique et droit et a obtenu de nombreux spectacles de commande dans la performance de la contrebasse classique tout en commençant à travailler aussi professionnellement dans tous les styles de musique autour de la région de Reno / Tahoe. Sam a obtenu une bourse d’études complète et a reçu un baccalauréat ès arts en performance classique et jazz à l’Université du Nevada, à Reno. Il a ensuite déménagé à Los Angeles où, en vertu de la bourse, il a reçu une maîtrise en beaux-arts en études de jazz au California Institute of the Arts. Au CalArts, Sam a étudié avec Charlie Haden et le maître de Ewe africaine, Alfred Ladzekpo ainsi que d’un large éventail d’autres maîtres de musique du monde. Alors à Los Angeles, Sam a rapidement fait un nom pour lui-même comme l’un des plus recherchés après les bassistes de la scène et a déménagé à New York en mai 2009. Il a effectué de nombreuses tournées dans plusieurs pays à travers le monde et a été enregistrée sur des dizaines des albums avec des artistes dont Peter Epstein, Ralph Alessi, Ravi Coltrane, Tigran Hamasyan, Peter Apfelbaum, John Ellis, David Ake, Mark Ferber,

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Un grand moment de bonheur…une musique venue d’ailleurs qui vous entraîne, vous transporte, merveilleuse soirée..
Ես քեզ սիրում եմ….

 

Publié dans:Concert, Non classé |on 20 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

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