Paris..

Le moulin de la galette est le seul moulin à vent en état de marche de la butte Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris. Il est visible depuis la rue Lepic. Il fut jadis une célèbre guinguette. Actuellement intégré sur la parcelle d’une résidence privée, il n’est plus accessible au public. Dans l’enceinte de la résidence qui comprend la partie sud de l’impasse des Deux-Frères, se trouve la mire du Nord. Le moulin de la galette est en réalité constitué de deux moulins : le « Blute-fin » et le « Radet ». Le nom de « moulin de la galette » est mentionné pour la première fois en 1622 sous le nom de  » moulin du palais « . En 1834, l’un des fils de la famille Debray, propriétaire des moulins le Radet et le Blute-Fin, guéri de sa blessure suite à un coup de lance reçu en 1814 lors de la Défense de Paris, ouvre une guinguette près du Radet. La création de la rue Lepic permet d’accéder plus facilement au haut de la Butte en évitant d’emprunter les chemins boueux très mal entretenus. La population augmente passant en 1861 à 57 000 habitants, en grande partie chassés de la ville suite aux travaux du baron Haussmann.
Très vite le Bal Debray devient le Moulin de la Galette. Il ne prendra son nom « officiellement » qu’en 1895. L’entrée est au 3 rue Girardon à l’angle de la rue Lepic. Au cours des années le bal se transforme. De bal en plein-air, il devient une grande salle fermée. À l’extérieur de celle-ci se trouvent les jeux, les escarpolettes. Les écrivains qui ont fréquenté cet établissement distinguent le Moulin de la Galetteet le Bal Debray. En 1899, Rodolphe Darzens, biographe de Arthur Rimbaud en fait la description: La porte, peinte en rose et en vert cru, est surmontée dans un cercle de globes blancs de ces deux mots : Bal Debray. Un couloir qui monte et tout de suite la vaste salle lumineuse, avec un pourtour semé de tables et de bancs. L’espace où l’on danse est entouré d’une balustrade de bois rouge ; au bout sur une estrade, l’orchestre. Avant la danse c’est quatre sous par couple. La plupart du temps c’est la danseuse qui paie son cavalier . Cet orchestre est ainsi décrit quelques années auparavant par André Gill dans son Moulin de la Gallette : Un orchestre d’estropiés / Donne le branle à cette foule / On s’écrase les pieds / On chahute, on hurle, on se soûle. Les futures vedettes du french-cancan, la Goulue et Valentin le Désossé on fait leurs débuts au Moulin. Les peintres, les dessinateurs sont des clients attitrés. La majeure partie de la clientèle est populaire et il est fréquent qu’une petite montmartroise y fasse une halte pour danser. Sa mère vient la chercher et la foule crie : Marie, v’la ta mère et toutes les Marie quittent rapidement leurs partenaires. La pauvre petite se prend deux gifles et la foule conspue la mère.

Moulin_de_la_galette   Lien vidéo

C’est beau, oh oui c’est beau..plein

 

 

Publié dans : Un jour une oeuvre |le 16 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

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