Un été à Quchi…

Alors que ses parents envisagent de divorcer, Bao est envoyé chez son grand-père veuf dans un village de campagne. Déprimé, il intègre l’école primaire où il fait de belles rencontres et fait aussi la connaissance d’un enfant indigène avec lequel il se lie d’amitié. Bao retrouve peu à peu les joies de la vie…

Des étés initiatiques, avec groupes d’enfants rieurs et campagne propice aux découvertes, on en a vu et revu. Pourtant, il ne faudrait pas passer à côté de ce film, réalisé par un cinéaste taïwanais inconnu chez nous, mais régulièrement récompensé dans des festivals asiatiques : à ses débuts, Tso-chi Chang fut, notamment, l’assistant de Hou Hsiao-hsien. A la fin du semestre scolaire, Bao, dont les parents envisagent de divorcer, est envoyé chez son grand-père veuf, à Quchi, village en banlieue de Taipei, à la jonction de deux rivières. Maussade, le jeune garçon, qui ne communique qu’avec sa ­tablette, finit par se faire des copains. Mais tisser des liens, c’est faire, aussi, l’apprentissage du deuil…
Le cinéaste oppose deux générations, l’une rurale et traditionnelle, l’autre urbaine et moderne, dans un drame doux où les grands-pères ont raison et les cailloux, une âme. On pense au cinéma de Hirokazu Kore-eda, dans sa manière gracieuse, mais réaliste, de mettre en scène des enfants. Et aussi à l’animation japonaise pour sa célébration de la nature, à la fois cicatrisante et dangereuse. Un bien bel été.
Une bien belle journée…dans un autre monde…
Publié dans : Cinéma |le 28 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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