Archive pour septembre, 2014

Un été à Quchi…

Alors que ses parents envisagent de divorcer, Bao est envoyé chez son grand-père veuf dans un village de campagne. Déprimé, il intègre l’école primaire où il fait de belles rencontres et fait aussi la connaissance d’un enfant indigène avec lequel il se lie d’amitié. Bao retrouve peu à peu les joies de la vie…

Des étés initiatiques, avec groupes d’enfants rieurs et campagne propice aux découvertes, on en a vu et revu. Pourtant, il ne faudrait pas passer à côté de ce film, réalisé par un cinéaste taïwanais inconnu chez nous, mais régulièrement récompensé dans des festivals asiatiques : à ses débuts, Tso-chi Chang fut, notamment, l’assistant de Hou Hsiao-hsien. A la fin du semestre scolaire, Bao, dont les parents envisagent de divorcer, est envoyé chez son grand-père veuf, à Quchi, village en banlieue de Taipei, à la jonction de deux rivières. Maussade, le jeune garçon, qui ne communique qu’avec sa ­tablette, finit par se faire des copains. Mais tisser des liens, c’est faire, aussi, l’apprentissage du deuil…
Le cinéaste oppose deux générations, l’une rurale et traditionnelle, l’autre urbaine et moderne, dans un drame doux où les grands-pères ont raison et les cailloux, une âme. On pense au cinéma de Hirokazu Kore-eda, dans sa manière gracieuse, mais réaliste, de mettre en scène des enfants. Et aussi à l’animation japonaise pour sa célébration de la nature, à la fois cicatrisante et dangereuse. Un bien bel été.
Une bien belle journée…dans un autre monde…
Publié dans:Cinéma |on 28 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Near Death Experience…

Paul, employé chez France Télécom, marié et père de deux enfants, et qui un jour se barre de chez lui sans prévenir, sur son joli vélo de course. Son but : se suicider dans la montagne. Seulement ce n’est pas si facile que ça, et l’expérience loin de la civilisation va durer deux-trois jours. Le temps de comprendre qu’il déteste la nature et qu’il a toujours été très attentif à la qualité de ses canapés. Pendant ce retrait du monde, Paul va soliloquer (dévoilant une vision du monde aussi noire que lucide, aussi drolatique que désespérée), reconstituer sa famille avec des tas de pierres (hommage ironique et évident au grotesque monolithe de Kubrick) afin de leur dire ce qu’il n’a jamais su ou pu leur confier.

Paul ne voit plus aucun intérêt à vivre. Et finalement nous non plus dans les conditions qu’il indique : un boulot d’esclave, son peu d’intérêt pour le sexe, une société de consommation qui fait de lui, à seulement 56 ans, un rebut inutile tout juste bon à descendre des cubis de mauvais vin rouge, etc…Le cinéma de Kervern/Delépine a évolué en six films. Aaltra (2004) et Avida (2006) étaient des films sous influence kaurismakienne assumée, avec un goût pour les freaks rigolos et si humains. Avec une fascination qui devenait
parfois complaisante (Louise-Michel). Near Death Experience va au-delà du rire. Paul n’est pas sympathique. Le film joue constamment sur le fil ténu entre la compassion du spectateur à l’égard de ce type malade (sans doute atteint d’un cancer du poumon), et l’identification avec sa misanthropie : oui, nous vivons dans un monde absolument horrible qui ne donne plus sa chance qu’à ceux qui n’en ont pas besoin : les forts.

neardeathexperience   Lien vidéo

Houellebecq ne va pas fort, c’est maintenant écrit sur sa gueule. Ses dernières apparitions le montrent vieilli ou malade, le visage ratatiné, sans dent, le regard autre. Plus que transformé, il est méconnaissable — on en viendrait à penser, malin comme il est encore, qu’il s’est éclipsé ailleurs en mettant un sbire à sa place. Il est donc devenu ce personnage public de dandy hors catégorie, exonéré de posture, que tout le monde s’arrache désormais comme une mascotte. Après le clip avec Jean-Louis Aubert et L’Enlèvement de Michel Houellebecq, de Guillaume Nicloux (vu il y a peu sur Arte), le voici cette fois tout seul ou presque devant la caméra de l’ex-duo grolandais (auteurs de Mammuth et du Grand Soir). Au contact de l’écrivain star, l’humour noir et provocateur des deux zozos se radicalise. Fini la destruction, on passe à l’autodestruction. Quand Houellebecq dit « J’ai toujours été très rigoureux, et même autocratique, sur le choix de mes canapés », c’est drôle en soi, mais surtout, grâce à ce ton qui n’appartient qu’à lui, flegmatique, presque enfantin. Un corps d’acteur « spécial », un paysage semi-aride et quelques lignes de monologues existentiels marmonnés en voix off : voilà, grosso modo, à quoi se réduit cet ovni, brut de décoffrage, à l’image souvent floue, narrant une dérive suicidaire.

On the road of life, alone together..

 

Publié dans:Cinéma |on 13 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Sigur Ros….

Sigur Rós (‘sɪːɣʏr rouːs) est un groupe de musique islandais créé à Reykjavik en 1994.  Connu pour sa sonorité éthérée, la voix de fausset de frontman Jónsi Birgisson, et l’utilisation de la guitare basse, la musique de la bande est également notable pour son incorporation d’éléments esthétiques classiques et minimalistes. Le groupe est nommé d’après la sœur de Jónsi Sigurrós Elín. Leur style éthéré se nourrit de musique classique et minimaliste mais aussi de rock progressif. Le fausset de Jónsi et le jeu à l’archet sont deux des spécificités du groupe.

Vonlenska est la langue non littérale qui forme les paroles inintelligibles chantés par le groupe sur certaines chansons, [54] en particulier par Jónsi . Il est également connu par la traduction anglaise de son nom, Hopelandic. Il tire son nom de « Von », une chanson sur le premier album de Sigur Rós Von où il a été utilisé en premier. Cependant, tous les morceaux de Sigur Rós ne sont pas en Hopelandic; beaucoup sont chantés en islandais. Vonlenska syntaxe n’a pas fixe et est différente de langues construites qui peuvent être utilisés pour la communication. Il se concentre entièrement sur les sons de la langue; il manque la grammaire, le sens et même des mots distincts. Au lieu de cela, il se compose de émotives vocables non-lexicales et phonèmes ; en effet, Vonlenska utilise les éléments mélodiques et rythmiques du chant sans le contenu conceptuel de la langue. De cette façon, il est similaire à l’utilisation de scat dans vocal jazz . Le site Web du groupe décrit comme «une forme de charabia voix qui s’adapte à la musique »

sigur   Lien vidéo

Invitation au voyage, mélancolie, romantisme, liberté..tu viens dis…
EEP

 

 

 

Publié dans:Musique |on 4 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

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