Archive pour juillet, 2014

Montalbano…

Salvo Montalbano est un personnage de fiction récurrent de l’œuvre d’Andrea Camilleri, un commissaire de police de la bourgade (fictive) de Vigata (en fait Porto Empedocle), en Sicile. Il s’exprime dans un mélange d’italien et de sicilien, inimitable (exemple, il se présente en disant en italien Montalbano sono, litt. Montalbano, je suis, en mettant le verbe être à la fin de la phrase comme en syntaxe sicilienne). Ses colères, sa boulimie (pour les plats typiques, en particulier les arancini), son amour contrarié avec la Génoise Livia, ses enquêtes sur la mafia et sur les faits sociaux siciliens (drogue, réfugiés, faits divers) ont conquis le public italien. Une série télévisée (Il commissario Montalbano) sur le personnage a été diffusée sur la RAI.

montalbano      montalbano1     montalbano2   Lien vidéo

Luca Zingaretti (né le 11 novembre 1961 à Rome) est un acteur italien de théâtre, de télévision et de cinéma. Luca Zingaretti est le frère aîné de l’homme politique Nicola Zingaretti, ancien président de la province de Rome, et actuel président du Latium. Après le bac il entre à l’Académie nationale d’art dramatique Silvio D’Amico dans laquelle il est diplômé en 1984. Parmi ses professeurs se trouve l’écrivain Andrea Camilleri qu’il rencontrera plus tard lorsqu’il interprétera le rôle du commissaire Montalbano créé par l’auteur sicilien. Il débute dans les années 1980 au théâtre avec Luca Ronconi. En particulier on notera ses rôles dans Les trois sœurs, Tito Andronico et Bent.

Per te bella raggaza…

Publié dans:Télévision |on 5 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Jimmy’s hall

Il paraît que Ken Loach, 78 ans ces jours-ci, pense à la retraite, après des décennies de cinéma militant — à gauche toute. Son dernier film (peut-être, donc, dans tous les sens du terme) ne trahit pourtant aucune usure, aucun dé­sen­chantement. Ce n’est pas un adieu aux armes, mais au contraire l’un de ces ­vigoureux manifestes politiques, ­typiques de notre humaniste préféré : un poil trop « pédago », mais toujours attachant, généreux, habité. La leçon porte sur l’histoire irlandaise. Dans Le vent se lève (Palme d’or en 2006), Ken Loach filmait les convulsions de la guerre civile, qui, au début des années 1920, déboucha sur l’indépendance. Jimmy’s Hall se déroule quelque temps plus tard, en 1932, dans un jeune pays verrouillé à la fois par l’IRA et la puissante Eglise catholique. Après dix ans d’exil en Amérique, Jimmy Gralton est de retour dans son village du comté de Leitrim. Le gaillard a gagné quelques cheveux blancs, mais n’a pas changé : toujours rebelle, têtu et progressiste. A peine débarqué, il se laisse convaincre par ses amis et concitoyens de rouvrir l’établissement, mi-dancing, mi-maison de la culture (cours de dessin, de chant, de poésie au programme), qu’il avait créé autrefois, et à cause duquel il avait dû fuir. Vue d’aujourd’hui, l’initiative peut paraître anodine, mais dans ce contexte historique tendu, le « Jimmy’s Hall », espace de ­liberté, de jeu et d’apprentissage, phalanstère sans dieu ni maître, est un insupportable défi aux pouvoirs locaux. Le curé l’assimile à une antichambre — laïque — de l’enfer. Les autres notables, propriétaires terriens et membres de l’IRA, y voient, eux, un dangereux nid de communistes à éradiquer…

Jimmy   Lien vidéo

Dans le rôle principal, le comédien Barry Ward est la révélation du film, ­alliant présence et prestance. Beau gosse charismatique, Jimmy est un parangon d’héroïsme « loachien ». Il est le frère d’armes du David de Land and Freedom, du Sam de Bread and Roses… Un modeste « partageux », si opiniâtre, si courageux qu’il force même le respect de son ennemi en soutane. Conte politique, écrit d’après une histoire vraie par Paul Laverty, l’éternel complice du cinéaste, le film n’est pourtant pas le portrait d’un seul homme. Les plus belles scènes, les plus fortes, sont celles où vibre cette communauté ­rebelle, ces corps solidaires dans la danse, jazz ou foklore, comme dans la contestation, d’une manif à l’autre. A ces « petites grandes âmes » comme dirait Victor Hugo, foule de beaux personnages secondaires forts en gueule, émouvants, cocasses, Ken Loach réserve toute sa grâce et sa tendresse : ce mélange unique d’âpreté réaliste et de pudeur qui le pousse à éviter les gros plans, à observer les visages à bonne distance, en ami discret. Il profite aussi, bien sûr, de ces luttes de jadis pour développer un discours à peine masqué sur l’individualisme du monde contemporain. Et utilise la crise d’alors pour mieux parler de celle d’aujourd’hui. Engagé jusqu’au bout..

Human spirit, wonderful and biutiful movie, freedom in Ireland, freedom with you…great moment, thank’s a lot
Publié dans:Cinéma |on 5 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

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