Bird People

Les films providentiels sont plus rares qu’on ne le dit. Bird People est de ceux-là. S’il tombe ainsi à point nommé, c’est parce qu’il nous procure un bien fou sans être aveugle sur son époque. Bien au contraire : il est parfaitement synchrone avec elle, avec ce qu’elle produit d’inhumain et d’oppressant, avec cette nécessité d’être en permanence connecté, avec cette pression de plus en plus affolante sur ceux qui ont encore la chance d’avoir du travail. Et en même temps, il parvient fort habilement à se détacher de ce quotidien écrasant, pour nous faire décoller très haut. Oui, Bird People tient d’un drôle de trip, où les lieux réels (le RER, Roissy, son aéroport, ses hôtels de transit) n’empêchent nullement de pures échappées dans l’imaginaire. On est transporté, dans tous les sens du terme.
Bird   Lien Vidéo
Voilà donc comment se croisent à l’écran deux destins, deux cas différents de renaissance, deux réincarnations en quelque sorte. Bird People, le quatrième film de Pascale Ferran, était très attendu, ce qui est toujours délicat. Non seulement, il ne déçoit pas mais il nous enchante – même en matière de musique, puisqu’il pousse le culot jusqu’à nous offrir, à plein volume et dans une scène clé, un classique de Bowie (Space Oddity, eh oui !). Que ce film n’ait pas été sélectionné en compétition tient de l’aberration. Ou plutôt de la logique : au fond, il est bien trop libre pour être conforme aux cases (aux cages ?) de la Compétition.
Fly, fly, prendre son envol sans se retourner, monter dans un train, grimper dans un avion, i drive you everywhere..
Publié dans : Cinéma |le 13 juin, 2014 |Pas de Commentaires »

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