Archive pour mars, 2014

Armand Amar ..Lévon Minassian…

Armand Amar est un compositeur d’origine marocaine, né en 1953 à Jérusalem. Il vit à Paris. Après trois nominations en 2002, 2005 et en 2006, il remporte le César de la meilleure musique de film pour Le Concert en 2010. Il est le compositeur de nombreuses musiques de films, comme Amen (2000) et Le Couperet de Costa-Gavras en 2005, de La Piste de Éric Valli (2005), Va, vis et deviens de Radu Mihaileanu, Indigènes de Rachid Bouchareb, La Faute à Fidel de Julie Gavras (tous en 2006), Le Premier Cri de Gilles de Maistre (2007), La jeune fille et les loups de Gilles Legrand, Sagan de Diane Kurys en 2008, Home de Yann Arthus-Bertrand, Le Concert en 2009 de Radu Mihaileanu pour lequel il obtient le César de la meilleure musique de film en 2010, et en 2011 La Source des femmes de Radu Mihaileanu.

Lévon Minassian est né à Marseille, dans le quartier de Saint-Jérome, où ses grand-parents trouvèrent jadis refuge. Entouré d’une famille vivant dans le culte de la musique et baignant dans une communauté arménienne très soudée et friande de sons, il commence très jeune à jouer de la mandoline dans un groupe folklorique.  A l’âge de 15 ans, avec entre les mains un doudouk ramené d’Arménie par ses parents, il leur annonce qu’il désire apprendre à en jouer. Commence alors un long apprentissage.

amar    Lien vidéo

Lévon Minassian et Armand Amar s’unissent à nouveau pour Songs from a world apart après l’immense succès de The Doudouk. Ils revisitent le répertoire traditionnel arménien à leur façon, en y associant de nombreux solistes ainsi qu’un orchestre symphonique. Une musique saluée pour sa beauté et sa faculté à nous transporter dans des contrées lointaines. Songs from a world apart est résolument un album qui fait partie de la discothèque idéale de tout amateur de musiques du monde.

Publié dans:Musique |on 22 mars, 2014 |Pas de commentaires »

The Grand Budapest Hotel….

The Grand Budapest Hotel : Un écrivain célèbre se remémore sa rencontre avec Zero Moustafa, le mélancolique propriétaire d’un grand hôtel décati au coeur de l’Europe centrale. Autour d’un dîner, monsieur Moustafa, qui fut l’homme le plus riche de la République de Zubrowka, raconte ses débuts, en 1938, comme lobby boy, dans les couloirs du Grand Budapest Hotel alors au comble de sa gloire. Le concierge, le charmant, badin et prolixe monsieur Gustave le prit sous son aile. L’une des clients attitrées de l’hôtel, l’antique madame D, l’une de ses innombrables vieilles maîtresses, lui légua un tableau de la Renaissance d’une immense valeur. Une cascade d’aventures rocambolesques, sur fond de montée du péril totalitaire, s’ensuivit…

JM_GrandBudapest   Lien vidéo

Un vieil écrivain se souvient de sa rencontre avec le mystérieux propriétaire du Grand Budapest Hotel, au temps du communisme. Puis on plonge délicieusement dans le récit de jeunesse de ce propriétaire, dans l’entre-deux-guerres. Une telle narration en spirale rappelle certaines nouvelles de Stephan Zweig ? C’est la référence revendiquée par le cinéaste pour cet univers raffiné, une station thermale haut perchée, « à la frontière la plus orientale de l’Europe ». Un monde qui jette ses derniers feux Belle Epoque, cerné par la menace du fascisme. Et qui s’incarne à merveille dans le concierge du Grand Budapest : M. Gustave (Ralph Fiennes, superbe), tout dévoué au maintien d’un art de vivre à l’ancienne, toujours flanqué de son disciple, le petit groom sans famille prénommé Zero. Le récit avance à toute vitesse, confirmant l’adresse du cinéaste pour les situations cartoonesques — avec, désormais, des effets spéciaux spec­taculaires — mais aussi un penchant troublant pour la chute incontrôlée, l’étourdissement, le vertige. Plus d’une fois, les héros se retrouvent suspendus au-dessus du vide Le professionnalisme et la généro­sité de M. Gustave le conduisent dans le lit des clientes les plus âgées et les plus fidèles du palace. En retour, elles l’élisent comme leur grand amour, voire leur unique légataire. De là découleront de folles complications, incluant vol de toile de maître, emprisonnement, filatures, poursuites, meurtres. Au passage, Madame D. (clin d’oeil évident à Max Ophuls), la vieille maîtresse énamourée et octogénaire jouée avec génie par Tilda Swinton, ouvre le défilé impressionnant de rôles secondaires ou infimes tenus par des stars, de Jude Law à Adrien Brody, de Léa Seydoux à Owen Wilson, de Bill Murray à Mathieu Amalric. Autant de petits happenings dont Wes Anderson a le ­secret : ces acteurs en visite prennent très à coeur leur partition, capables d’une intensité inversement proportionnelle à la durée de leur présence. Dans cette histoire-ci, l’imminence de la guerre et l’ombre du nazisme donnent une résonance particulièrement émouvante à la futilité dandy du héros, qui est aussi, bien sûr, celle de Wes Anderson. La grande tenue de M. Gustave, son extrême politesse, son excentricité sexuelle (« Je couche avec tous mes amis ! »), le nuage de parfum qui l’entoure (« L’Air de panache », en français dans le texte) : autant de remparts dérisoires contre la brutalité en marche. Parfois un miracle se produit : le chic s’offre une petite victoire temporaire. Quand M. Gustave se retrouve injustement incarcéré, les gardiens qui contrôlent les colis des prisonniers en éventrant les victuailles renoncent soudain à leur vigilance, face aux merveilleuses, aux délicates pâtisseries Mendl’s, fournisseur attitré du Grand Budapest… L’élégance sans faille d’un artisanat pour conjurer l’obscurité : c’est tout le charme, une fois encore, du cinéma de M. Wes.

 

 

Publié dans:Cinéma |on 22 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Tyrannosaur …

Tyrannosaur est un film britannique réalisé par Paddy Considine, sorti en 2011. Il a été présenté au Festival du film de Sundance 2011 où il a reçu le Prix spécial du jury et le Prix de la mise en scène. Sensation du festival de Sundance l’an dernier, ce film marque les débuts d’un jeune cinéaste anglais qui semble, avant tout, avoir voulu se mettre, généreusement, au service de l’acteur Peter Mullan. Avec sa belle gueule de dur cogné par la vie et son air de porter sur ses épaules le passé de ses personnages, Mullan a un don pour émouvoir, que ce soit chez Spielberg (il jouait le père déchu dans Cheval de guerre) ou chez Ken Loach (My name is Joe, 1998). Il interprète ici un type misérable, malheureux, violent, qui traîne ses démons dans la noirceur de Glasgow. Noirceur soudain éclairée par le sourire d’une femme, une bonne âme animée par la volonté de faire le bien, de réparer le mal. C’est la rencontre de la bête et de la bonté.

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Sous ses airs de cinéma réaliste et social, Tyrannosaur développe, en fait, un exercice du portrait : définir rapidement des rôles pour mieux, ensuite, affiner leur approche et révéler leur complexité. Mais cette construction ne bénéficie pas vraiment à Peter Mullan : dans sa sauvagerie d’animal blessé, son personnage est touchant dès le départ, et son chemin vers l’humanité paraît joué d’avance. L’héroïne étonne bien davantage : sous la charité chrétienne, une dureté surgit, née d’une autre forme de sauvagerie. Un effet de miroir se crée ainsi entre deux êtres que tout semble opposer. On sent parfois un peu trop le poids des intentions, des idées, pas toujours bonnes — comme le titre, articiel même une fois éclaircie sa signification. L’émotion l’emporte pourtant grâce à l’interprétation d’Olivia Colman, une actrice peu connue sur laquelle le réalisateur a misé, sans peut-être imaginer qu’elle volerait à ce point la vedette à son partenaire

Publié dans:Cinéma |on 17 mars, 2014 |Pas de commentaires »
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